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L' HGJ réagit au rapport de la Vérificatrice générale

Le 9 mai, le quotidien La Presse publiait un article (« Chirurgie : Québec sous-estime l’attente, dit la VG») faisant état de plusieurs conclusions erronées et trompeuses de la Vérificatrice générale concernant les temps d’attente pour les interventions chirurgicales. Cela a donné lieu à une interprétation fausse et incomplète de certains aspects des délais d’attente. Comme le rapport de la Vérificatrice générale citait l’Hôpital général juif (HGJ) à au moins deux reprises, je tiens à apporter quelques précisions.

  1. Il est tout à fait juste de commencer à calculer le temps d’attente à partir du jour où le chirurgien décide d’opérer, sans tenir compte du temps requis pour les examens et consultations préliminaires. En effet, comme ces mesures préalables fournissent au chirurgien les données nécessaires pour déterminer s’il y a lieu d’opérer, il est inutile de démarrer le calcul avant que le chirurgien n’ait pris une décision.

  2. Conformément au Code de déontologie du Collège des médecins du Québec, lorsque le nombre de patients que le chirurgien peut accepter est atteint, le patient est dirigé ailleurs. À aucun moment le chirurgien ne mène une évaluation et consent à opérer, puis limite l’inscription du patient à une liste d’attente.

  3. À l’HGJ, tous les cas sont priorisés selon les besoins cliniques; la priorité n’est jamais accordée aux cas qui ne sont pas compliqués dans le but d’embellir les statistiques. En fait, selon une entente conclue depuis 10 ans avec l’Hôpital Lasalle, de nombreux patients de l’HGJ subissent des interventions à ce dernier établissement afin de libérer des salles d’opération à l’HGJ pour les chirurgies oncologiques et autres interventions complexes et plus urgentes.

  4. La seule date qui importe pour ce qui est du calcul du temps d’attente — pratique suivie par l’HGJ — est la date à laquelle le chirurgien dépose une demande d’opération. Même si le formulaire de consentement (ou tout autre document connexe) est signé à une date ultérieure, ce délai n’a aucune incidence sur le calcul du temps d’attente. Il faut également souligner que dans la grande majorité des cas, les patients signent le formulaire de consentement avant le jour de l’opération et pas le jour même.

Lawrence Rosenberg, M.D., Ph.D.
Président-directeur général
Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux
du Centre-Ouest-de-l’Île- de-Montréal