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Les mots sont importants : un rappel qu’il faut faire preuve d’empathie

Un chirurgien parle de son expérience personnelle à titre de patient plutôt qu’à titre de médecin

Montréal, 8 Février, 2018 – Dans le numéro de mars de Diseases of the Colon & Rectum, le Dr Philip Gordon, ancien directeur de la Division de chirurgie colorectale à l’Hôpital général juif et à l’université McGill, ancien président de la American Society of Colon and Rectal Surgeons et auteur de l’un des principaux manuels dans ce domaine, décrit son expérience personnelle à titre de « patient » recevant des soins de chimiothérapie. Il compare cette expérience à celle de « soignant » qui a prodigué des conseils, pendant presque toute sa carrière de chirurgien colorectal, aux patients souffrant d’un cancer colorectal sur la pertinence de subir des traitements de chimiothérapie.

Dans un témoignage très bouleversant, le Dr Gordon décrit les complications entraînées par la chimiothérapie et leurs incidences sur les activités de la vie quotidienne, et prodigue de sages conseils sur la manière de réduire au minimum ces complications. Le Dr Gordon explique que « le but principal de ce témoignage est d’encourager les médecins à se familiariser davantage avec les médicaments utilisés, afin d’être en mesure de mieux expliquer à leurs patients ce à quoi ils doivent s’attendre. Les médecins doivent donner de l’espoir, mais ils doivent également être réalistes ». Bien que très souvent les médecins ne soient pas les meilleurs patients, l’expérience du Dr Gordon fournit des données précieuses sur les problèmes auxquels nos patients sont confrontés régulièrement.

Le Dr Gordon ajoute en outre que « pendant toutes mes années de pratique, j’ai mis en place des protocoles pour plusieurs patients. J’ai parlé aux patients, mais en rétrospective, je comprends que je n’ai pas fait un très bon travail. Ce n’était pas par manque de compassion envers les patients, parce que j’étais compatissant. Ce n’était pas parce que je ne consacrais pas suffisamment de temps à chaque patient, parce que je prenais le temps nécessaire. Ce n’était pas parce que j’étais mal à l’aise devant cette maladie, parce que je ne l’étais pas. C’était simplement parce que je n’étais pas dans la peau de ces patients, et la seule personne qui peut comprendre les effets secondaires, est celle qui les subit. La mise en garde exhortant qu’il faut mettre dans la peau de l’autre signifie qu’il faut comprendre ce que cette personne a vécu, les défis qu’elle a relevés et sa manière de penser. En réalité, il s’agit d’un rappel qu’il faut faire preuve d’empathie ».


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